La Prophétie des Amhonnea

« À la Cruelle, de la Vénérée du onzième nombre, naîtra la Lumière qui engendrera la Raison, qui engendrera la Souffrance, qui engendrera la Liberté et avec elles viendra le Temps de l’Alliance »
  • Qrit'òm (Op. 7 — V. 11)

« La Porte qui est la Quête s'ouvrira sur la Voie qui est la Vérité. Sur la Voie s'écoulera le Temps qui est l'Infini. Le Temps sera le Véhicule qui est la Connaissance. Le Véhicule conduira au Sanctuaire qui est la Géhenne. Dans le Sanctuaire sera l'Arme qui est la Solution. De l'Arme viendra la Vengeance qui sauvera la Liberté. »
  • Nahasmah'òm (Op. 2 — V. 3)

« La Liberté qui est Vengeance naîtra avec la Solution qui est l'Arme, à l'abri de la Géhenne qui est Sanctuaire. La Connaissance qui est Véhicule attendra l'Infini du Temps et traversera la Voie de la Vérité. Le Passage par l'Orifice mettra fin à la Quête par la Liberté. »
  • Tim'òm (Op. 3 — V. 5)

Pourquoi les Hokke ont-ils la peau bleue ?

Situé dans les Andes, entre 3 809 et 3 811 mètres au-dessus du niveau de la mer, le lac Titicaca s'étend sur environ 8 562 km. Il se décompose en deux parties, le lac majeur et le lac mineur, séparés par le détroit de Tiquina qui a une longueur de 900 m. Sa longueur est de 204 km, sa largeur de 65 km.

Le lac Titicaca est pour les Indiens des Andes le berceau du premier Inca qui aurait surgi de ses eaux. « L'île du Soleil » est un lieu sacré, comme au temps de l'empire.
Une légende locale prétend que les premiers habitants de la région avaient six doigts et s'appelaient les Uros.
De nos jours, on appelle Uros ceux qui vivent sur des îles flottantes. Celles-ci sont fabriquées à partir de roseaux et sont devenues une étape touristique presque « obligatoire », ce qui permet aux habitants de vivre en partie de ce tourisme.
En réalité, la dernière véritable Indienne Uros est décédée en 1959 et les occupants des îles sont depuis des Aymaras.

La haute altitude du lac requiert des aptitudes particulières. Les autochtones ont développé un métabolisme différents des autres natifs d'Amérique du Sud. Leur sang, peu chargé en oxygène, est bleu violacé.
C'est pour cela que les Hokke, natifs des hauts-plateaux de Néréïah ont la peau bleue.

L'expression « avoir le sang bleu » proviendrait en fait de l'Espagne médiévale, où les rois, passant tout leur temps assis sur leur trône, avaient une mauvaise circulation sanguine, d'où la couleur bleue de leur sang.
L'autre explication est qu'avoir le sang bleu est le signe de la noblesse, pas seulement en référence à celle des yeux mais qu'une peau peu mélanisée permet de voir plus nettement le réseau des veines.
C'est également le cas pour les Hokkea de haut rang.

Enfin n'oublions pas que dans l'hindouisme, la divinité Krishna, dont le nom signifie bleu-noir, est présenté sous les traits d'un homme à la peau bleue.
Les Hokke seraient-ils d'essence divine ?

Merci pour vos encouragements...

Au vu des commentaires intéressés, je continue…
À très bientôt pour de nouvelles révélations…

Pour répondre à la difficile question...

...que vous n'avez pas posée :

"Qu'est-ce qui pousse un écrivain
à inventer un monde ?".

Sûrement parce que l'écrivain se trouve bien en Deus ex machina, en Dieu tout puissant sur la matière immatérielle qu'est un roman.
Tant que l'on joue dans un registre actuel, il est difficile de faire passer des incongruités sans tomber soit dans la parodie, soit dans la caricature, soit dans l'invraisemblance. Il n'est pas toujours facile de transmettre un savoir particulier ni d'inventer une situation plausible hors du contexte de la réalité.
Il y a, bien sûr, la possibilité d'introduire une part de fantastique dans le quotidien (Stephen King ou Dean Koontz), on peut également tordre ou déformer le quotidien au risque de tomber dans le ridicule ou l'incompréhension.
On peut également décaler l'action de quelques décennies de façon à se laisser un peu plus d'espace à l'imaginaire (47 l'année des anges).
L'avantage de la science-fiction en général, et plus particulièrement du space-opera, est de pouvoir bouleverser toutes les règles. En créant un univers, on n'est plus tenu à aucune vraisemblance puisqu'il suffit de poser l'équation pour qu'elle porte sa solution en elle-même.
On peut inventer des règles astronomiques, des peuples, des langages, des attitudes, des concepts. On peut faire exister des personnages tout à fait absurdes, des paysages improbables, des animaux merveilleux. On peut établir des sociétés utopiques, sanguinaires, féroces, manichéennes, impérialistes, totalitaires ou même pires.
Rien n'est impossible, rien n'est interdit, tout est justifiable et justifié.

L'auteur est libre... Je suis Dieu...

Un peu de vocabulaire IV


Aàm'màh : Insulte particulièrement injurieuse.
A’bide : La Voie qui est la Vérité.
Aejir : Le départ, l'exode. Définit le moment où les Hokke et les Banne, guidés par Atliòs, ont quitté leur planète d'origine pour Néreïah. C'est aussi l'an zéro du calendrier.
Aidarq : Administrateur laïc appartenant au Kab'th. Il assume généralement un poste élevé dans un village ou une région rurale.
A'kord : Le Véhicule qui est la Connaissance.
Avuhl : Deuil, recueillement.
Banne : Ethnie des plaines. Dans cette forme, le terme est asexué et généraliste. On dit Bannea au féminin (il n'y a pas de notion singulier/pluriel au féminin) et Bannee au masculin singulier.
Banokke : Métis de banne et Hokke. Dans cette forme, le terme est asexué et généraliste. On dit Banokkea au féminin (il n'y a pas de notion singulier/pluriel au féminin) et banokkee au masculin singulier.
Amhonnea : Groupe sectaire de vestales appelée aussi Filles lumineuses ou Sorcières Amones. Adoratrices de Lilith, leur nombre oscille entre vingt-trois et vingt-neuf.
Dig : subdivision du hud, environ 12 millimètres.
Almaaq’ilà : organisation terroriste menée par Cymodocé.
Ga'raï : Le Temps qui est l'Infini.
Gei’tokia : La Porte qui est la Quête.
Haba : Robe des Amhonnea. Elle est jaune pour les novices, bleue pour les servantes, blanche pour les patriciennes.
Haba Amh’òm : Robe portée par la Mère. Elle est de couleur pourpre.
Hadj’òm : Maison ou hutte ronde habitée par le Hadj'yùn.
Hadj’yùn : Gardien d'un lieu sacré appelé Sala'òm.
Hi’ang’òm : La Mission Suprême selon le Livre, assortie d'une prophétie dynastique qui commence ainsi : « À la Cruelle, de la Vénérée du onzième nombre, naîtra la Lumière qui engendrera la Raison, qui engendrera la Souffrance, qui engendrera la Liberté et avec elles viendra le Temps de l’Alliance »
Hokke : Ethnie des hauts plateaux, connue aussi sous la dénomination de Peaux Bleues. On dit Hokkea au féminin (il n'y a pas de notion singulier/pluriel au féminin) et Hokkee au masculin singulier.
Hud : subdivision du twàz, environ quinze centimètres. Il est lui-même divisé en treize dig
Hy'vak : Garçon né au sein des Filles Lumineuses. Abomination dans le code éthique des Amhonnea.
Indar'burù : La force de l'esprit.
Is’kilù : L'Arme qui est la Solution.
Itzal’hesi : Les murs de brume.
Jain’àatz : obélisque heptagonal couvert de signes qui dresse sa silhouette massive comme un dard menaçant pointé vers les astres
Kab’th : La plus répandue et plus respectée des sectes. C'est au cœur de Kab'th que sont recrutés les dirigeants mâles de la planète.
Kaman : Prêtre animiste de Ultimà.
Kameoke : Sous ethnie banne du Nord.
Kar’tzelà : Le Sanctuaire qui est la Géhenne.
Men’dekù : La Vengeance qui sera la Liberté.
Nahasmah’òm : Le troisième Livre sacré. Plus précieux que les deux autres (le Tim'òm et son Qrit'òm), il est unique et renferme la clef de toutes les énigmes.
Leuq : Unité de distance valant un peu moins de quatre kilomètres.
Lo'ong'àm : La Mission Suprême selon le Miroir, dont l'exergue précise : "Il (Elle) détruira par son ventre et de sa création en son sein donnera et reprendra la liberté"
Nàq'bâ : Désastre, catastrophe. Qualifie également la période qui suivit la révolte des Yùkagir.
Nauch : passeur initié par les Amhonnea, chargé de guider les voyageurs au sein de Zang'womg.
Òm : Syllabe présente dans de nombreux mots signifiant "respect".
Òm'rishaq : Métal dont sont constitués le coffre et la porte de la crypte sacrée de Thessa refermant le Livre et le Miroir.
Popa : Prostituée généralement refaçonnée par la chirurgie ou génétiquement modifiée (parfois les deux) pour ressembler aux héroïnes des magazines pour adultes. Indissociables des équipages d'occupation, elles sont indispensables pour maintenir une relative stabilité lors des longs séjours.
Prâna'yoni : Technique de respiration particulière enseignée dans Nahasmah’òm.
Qrit'òm : Littéralement : Le Miroir. Ce deuxième ouvrage fondamental de la plupart des religions de Nehren conte l'arrivée et l'installation des peuples sur cette planète. C'est en quelque sorte l'équivalent de notre Nouveau Testament.
Sala’òm : Lieu sacré réservé à la méditation. Le Hadj’yùn, gardien du sanctuaire, construit et habite une maison ronde appelée Hadj’òm.
Sh’lom’òm : Formule de politesse signifiant paix, merci...
Squell : Véhicule auto-propulsé sur patins anti-G, destiné à l'exploration des surfaces désertiques sur les planètes à faible gravité.
Tim'òm : Littéralement : Le Livre. Cet ouvrage fondamental de la plupart des religions de Nehren conte les origines des peuples et leur fuite d'un paradis hypothétique. C'est en quelque sorte l'équivalent de notre Ancien Testament.
Tsâw'nành : Devin.
Tsâw’òm : Tiare d'or portée par la Mère supérieure des Amhonnea lors des cérémonies.
Twàz : Unité de mesure divisée en treize hud de treize dig. Environ 1,95 mètres, ce qui est censé être la taille de Atlòs, le Grand Guide qui amena son peuple sur Neréïah.
Yùkagir : Secte dissidente et analphabète prêchant la destruction de tout écrit et particulièrement du Qrit'òm et du Tim'òm.
Zang'womg : Les Couloirs de l'Espace et du Temps.
Zàzpïz’artoki : L’âme du Sanctuaire de Machu’qaqa. Composé de quatre arches gigantesques situés aux points cardinaux. Trois autres, un peu plus petits, au Nord-Est, au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. Au centre s’élève Jain'àatz, un obélisque d'au moins cinquante twaz sur une plateforme de pierre noire

Un peu de vocabulaire III


Les saisons ne sont pas de durée équivalentes. Qog, la saison chaude, comprend cinq mois et est précédée d'une intersaison d'un mois seulement appelée Aqog. Qir, la saison froide, ne comprend que trois mois et est également précédée d'une intersaison d'un mois appelée Aqir.
Ces dix mois constituent l'année solaire, mais correspondent chacun à une révolution de Lilith, irrégulière voire aléatoire. De ce fait, chaque mois comprend un nombre variable de jours (de vingt-trois à vingt-neuf).

Aqog : Saison des vents. Désigne aussi le mois.
Qog : Saison chaude.
Mog : Premier mois de Qog.
Kog : Deuxième mois de Qog.
Hog : Troisième mois de Qog.
Rog : Quatrième mois de Qog.
Sog : Cinquième mois de Qog.
Aqir : Saison des pluies. Désigne aussi le mois.
Qir : Saison froide.
Mir : Premier mois de Qir.
Hir : Deuxième mois de Qir.
Dir : Troisième mois de Qir.